L'Institut Français du Japon - Yokohama présente « Ah bon ?! », le mag FLE du Japon.

Sei Shônagon - Portrait


Sei Shonagon viewing the snow

L'une des oeuvres majeures de la littérature mondiale japonaise « Les Notes de chevet » (Makura no sôshi 枕の草子) est attribuée à Sei Shônagon qui était dame d'honneur. Mais son vrai nom n'est pas connu.


Sei (清) provient du clan Kiyohara (清原) et Shônagon vient d'un poste gouvernemental. « Les Notes de chevet » se composent d'une collection de listes, de potins, de poésie et d'observations pendant son séjour de 7 ans à la cour impériale. Cette période est un moment prospère de la civilisation de l'Epoque de Heian dont la capitale était Kyoto. Dans l'oeuvre, elle a écrit environ 300 épisodes avec les impressions de son intelligence vive. Je vous présente une des grandes femmes écrivaines du Japon.

Une famille de lettrés

Je m'appelle Sei Shônagon. Il y a dans ma famille des hommes de lettres de génération en génération, parce que mon arrière grand-père, Fukayabu Kiyohara (深養父 清原), était un poète célèbre de Waka (Waka est un poème de trente et une syllabes) et mon père, Motoshuké Kiyohara était aussi un poète célèbre de Waka. Son poème de Waka est mentionné dans le recueil poétique célèbre : 100 nin isshu (100人一首).

Je me familiarise avec la poésie de Waka et la littérature chinoise classique grâce à mon père depuis mon enfance. Je suis active, très vive et j'ai un esprit d'à-propos. Je me suis mariée avec un officier gouvernemental, Norimistsu Tachibana à l'âge de 15 ou 16 ans, mais à cause de notre incompatibilité d'humeur, j'ai divorcé après 10 ans de mariage.

Sei Shonagon3

Entrée à la cour impériale

En 993, à l'âge de 27 ou 28 ans, je suis entrée à la cour impériale en tant que dame d'honneur. Je me suis occupée de l'impératrice Téishi (定子) qui avait 17 ans. Ma vie quotidienne a complètement changé et a commencé à la cour impériale. Et là, il y a avait environ 30 dames cultivées. Elles ont admiré mes poèmes de Waka, pleins d'esprit. Comme j'ai fait taire les hommes de la cour qui étaient fiers de leur connaissance de la littérature chinoise classique, j'ai acquis une bonne réputation.

J'ai reçu de l'impératrice Téishi plusieurs feuilles de papier. Comme cela est une chose très précieuse, j'étais très contente. J'ai commencé à écrire les choses que j'aimais ou détestais voir, écouter et sentir, y compris les historiettes de la cour impériale. En 1000, l'impératrice Téishi est morte à l'âge de 24 ans à cause de son accouchement. J'ai quitté mon poste à la cour impériale avec tristesse. Depuis, je me suis remariée avec le gouverneur de la province Settsu (maintenant le nord d'Osaka). Maintenant, je mets la dernière main à « Les Notes de chevet ».

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On sait que « les Notes de chevet » ont été achevées vers l'an 1010. Vers la fin de sa vie, elle a habité à Higashiyama à Kyoto. Il semblerait qu'elle ait fréquenté ses vieilles camarades de la cour impériale. Il est possible qu'elle se souvienne de ses années stimulantes à la cour impériale avec nostalgie.


Texte : Keiko Akasaka - Illustrations : Sei Shônagon sur WCommons - Ah Bon ?! No5

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