L'Institut Français du Japon - Yokohama présente « Ah bon ?! », le mag FLE du Japon.

Sadako Ogata - Portrait


Sadako Ogata

L'autre jour, j'ai lu un article sur madame Sadako Ogata dans le journal Asahi. L'article disait qu'elle était encore l'administratrice générale de JICA (Japan International Cooperation Agency). Cette année, elle a 84 ans et elle travaille à JICA depuis 8 ans. Elle va également continuer à y travailler pendant 4 ans encore. Je pense que c'est la femme la plus âgée qui travaille pour le monde entier au Japon. Pourquoi fait-elle des efforts si longtemps ? J'ai examiné sa vie. Permettez-moi de vous présenter madame Sadako Ogata.


Enfance à l'étranger

Bonjour, je m'appelle Sadako Ogata. Je suis née à Tokyo comme la fille aînée de Toyoichi Nakamura et Misao en 1927. Mon père était diplomate, j'ai passé mon enfance à San Francisco, à Guangdong en Chine et à Hong Kong. Quand j'avais 10 ans, je suis rentrée au Japon et je suis allée à l'école Seisin. Après avoir terminé mes études à l'université de Seisin, mon père m'a recommandé d'aller étudier dans une université en Amérique. Je suis entrée à l'université de Georgetown en 1951. J'ai choisi les sciences politiques car je pense avoir eu l'influence de mon arrière grand-père et mon grand-père. En 1956, je suis entrée à l'université Berkeley en Californie. Quand j'avais 33 ans, je me suis mariée avec Sijuro Ogata qui était employé de la banque du Japon et j'ai eu deux enfants. Quand j'ai eu 36 ans, j'ai terminé mon doctorat en science politique.

Haut commissaire aux Nations Unies

En 1991, alors que j'étais professeure à l'université Joshi, j'ai été élue en tant que la huitième haut commissaire pour les réfugiés par l'assemblée générale des Nations Unies. A ce moment-là, j'avais 64 ans. Je suis partie toute seule à Genève. Après plusieurs semaines, la crise des réfugiés Kurdes est arrivée à Genève et c'était le premier travail pour moi. Pendant 10 ans, j'ai porté un gilet pare-balles qui pesait 10 kilos et je suis allée dans les champs de bataille pour aider les réfugiés. Le plus douloureux pour moi a été le génocide au Rwanda. Un million d'hommes y ont été tués en trois mois.

Quand le personnel d'UNHCR sentait qu'il y avait un danger pour nos vies, nous devions nous retirer. Mais nous sommes l'excès de la réaction, nous ne pouvons pas aider. Ce qui est important est que les personnes qui aident les réfugiés aillent sur place. En 2003, j'ai commencé à être administratrice générale de JICA. J'ai réformé beaucoup de choses pendant 8 ans. On dit que la présence et l’existence de JICA a grandi dans le monde entier.

En conclusion, même si la culture, la religion et la croyance sont différentes, la plus importante des choses est de sauver les peuples qui souffrent. Je pense qu'on doit s'entraider dans le monde entier pour la véritable paix.


Texte : Keiko Fujimoto - Photo : S. Odaka sur WikiCommons - Ah Bon ?! No5

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