L'Institut Français du Japon - Yokohama présente « Ah bon ?! », le mag FLE du Japon.

Les légumes de quartier, c’est bon !

real jardín botánico 10.10.08 - 37

Si des fruits et légumes sont non seulement sains mais aussi vraiment frais et bons, on les achètera même s’ils sont un peu chers. On a beau dire, c’est le goût qui est le plus important. » Répondant à une telle voix des consommateurs, la vente directe de produits agricoles est de plus en plus populaire au Japon depuis une dizaine d’années. La vente directe est une mé­thode par laquelle les agri­culteurs vendent leurs produits directement aux consommateurs dans les magasins de quartier, les marchés régionaux ou par correspondance.


Origine des magasins de vente directe

On peut maintenant trouver par­-ci par­-là des magasins de vente directe que plusieurs agriculteurs dirigent ensemble. On dit que l’origine de ce type de magasin était les stations de repos sur les routes principales, appelées « Michi no Eki », qui ont commencé à augmenter à partir des années 90. Les agriculteurs de quartier ont commencé à y apporter leurs produits, si bien que les stations sont devenues un endroit où les consommateurs peuvent acheter des produits locaux et où les producteurs peuvent savoir les réactions des clients. Le succès de ce commerce a donné aux agriculteurs de chaque endroit l’occasion d’ouvrir un magasin spécialisé dans la vente directe de produits agricoles.

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Avantages

Le point fort de la vente directe, c’est que les fruits et légumes sont frais, et donc bons, car ils sont récoltés à maturité le matin ou la veille de la vente. En plus, ce sont en général des produits de saison cultivés en plein air. Pour protéger le goût, les producteurs s’efforcent d’a­méliorer la fertilité des sols en utilisant positivement des en­grais organiques et en réduisant le taux des engrais chimiques au minimum. Ils utilisent peu de pesticides de synthèse. Il est vrai que leurs produits semblent plutôt chers par rapport aux produits vendus dans les magasins de détail tels que les supermarchés. Cependant, il faut investir une certaine somme pour l’amélioration des sols ou l'utilisation d'engrais organiques et c’est très important de les vendre à un prix raisonnable pour que les producteurs puis­ sent continuellement maintenir leur bonne qualité. Une telle tentative de vente est aussi très suggestive pour la renaissance de l’agriculture japonaise. Cela peut servir à l’activation de communautés régionales, à la protection de l’environnement, etc.

N’attribuez­vous pas le fait que vos enfants n’aiment pas les légumes à leurs caprices ? Mais si vous pouviez leur faire connaître la saveur des légumes de quartier... Ça vaut la peine d’essayer !


Texte : Nora Chraline - Photo : Laura Padgett - Ah Bon ?! No4

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