L'Institut Français du Japon - Yokohama présente « Ah bon ?! », le mag FLE du Japon.

D’après J.-C. de Herman Diephuis



Le spectacle de danse « d'après J-C » proposait une chorégraphie qui sortait de l'ordinaire. Ma première impression a été de voir un spectacle proposant une mise en scène théâtrale sans parole. Voici un petit descriptif du spectacle...

Au début, la scène était sombre et on a entendu une voix limpide de femme sur une Cantate de Bach. Puis, la scène s'est éclaircie progressivement et les spectateurs ont pu distinguer peu à peu les formes d'une statue représentant Marie, au centre de la scène. La luminosité étant de plus en plus nette, un danseur (Julien Gallée-Ferrée) représentant Jésus est apparu aux pieds de la danseuse (Claire Haeenni).

Vient alors l'enfance de Jésus Christ. Après avoir reçu de Marie une orange, un petit oiseau et des grains de raisin, Jésus a préféré, d'un air bizarre, les refuser en les jetant dans tous les sens. Ensuite, dans une posture assez crue, les deux danseurs adultes ont simulé Marie donnant le sein à Jésus.

Brusquement, le décor a changé et le moment de la crucifixion de Jésus a été présenté avec l'apparition des 12 apôtres sur la scène. Dans un même mouvement, ils se sont rassemblés pour porter la croix symbolisée par la danseuse qui jouait précédemment le rôle de Marie.

Puis, après la crucifixion, les danseurs ont symbolisé la sculpture de La Pietà de Michel-Ange telle que je l'avais vue à la Basilique Saint-Pierre du Vatican à Rome. Marie, en tenant serré le Christ dans ses bras, a pleuré sa disparition.


Ensuite, les danseurs, puis Marie ont progressivement quitté la scène en laissant le Christ allongé en croix. Après un certain moment, le Christ s'est levé pour se diriger en marchant vers une lumière sur le côté de la scène représentant le royaume des cieux. Il me semble que cela exprime la résurrection de Jésus-Christ.

La scène est de nouveau plongée dans le noir et, enfin, les danseurs sont réapparus pour saluer ensemble les spectateurs.

50 minutes après la fin du spectacle, plusieurs images artistiques du monde de la religion chrétienne me sont apparues et j'ai senti une impression étrange. Si on me demande ce que j'en ai pensé, je répondrai que même si ce n'est pas le meilleur spectacle que j'ai vu, il vaut la peine d'être vu pour son côté avant-gardiste.


Texte : Kyoko Yamada - Photo : Marco Barbon - Ah Bon ?! No3


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